Elon Musk mise exclusivement sur NVIDIA pour l’IA de SpaceX avec 10 GW de puissance de calcul prévus d’ici 2027
5 août 2026
La relation entre SpaceX et NVIDIA franchit une nouvelle étape. Lors de la dernière présentation des résultats financiers de l’entreprise spatiale, Elon Musk a confirmé que les futurs besoins en intelligence artificielle de SpaceX reposeront exclusivement sur les GPU du constructeur californien. Une décision qui constitue un succès majeur pour NVIDIA, déjà omniprésent dans les infrastructures IA des plus grands acteurs du secteur.
Le dirigeant n’a laissé aucune place au doute concernant ce choix technologique. Selon lui, les accélérateurs NVIDIA restent tout simplement les meilleurs disponibles sur le marché à l’heure actuelle. Cette stratégie concerne aussi bien les centres de données terrestres que les futurs projets de calcul haute performance déployés en orbite.
Les racks NVIDIA Vera Rubin au cœur des futurs centres de données de SpaceX
SpaceX prévoit de s’appuyer sur la plateforme NVIDIA Vera Rubin, plus précisément sur les racks NVL72 connus sous le nom de code « Kyber ». Ces systèmes de nouvelle génération seront chargés d’alimenter les infrastructures d’intelligence artificielle du groupe, aussi bien sur Terre que dans l’espace.
D’après les informations communiquées, l’entreprise ambitionne d’installer environ 2 gigawatts de capacité de calcul IA avant la fin de l’année 2026. L’objectif est ensuite d’accélérer fortement le déploiement afin d’atteindre 10 gigawatts de puissance informatique d’ici la fin de l’année 2027.
À titre de comparaison, une telle capacité représenterait l’une des plus importantes infrastructures IA jamais envisagées. Cette annonce confirme également l’adoption rapide de l’architecture Vera Rubin par les grands opérateurs du cloud et les sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle.
SpaceX regarde déjà vers les centres de données en orbite
Au-delà du volume de calcul annoncé, l’élément le plus marquant reste sans doute la volonté affichée de déployer une partie de ces ressources directement dans l’espace. NVIDIA a récemment présenté sa plateforme Space-1 Vera Rubin, une version spécialement conçue pour les environnements orbitaux.
Ce module embarque quatre GPU Rubin, deux processeurs Vera et une importante quantité de mémoire. Il vise des applications nécessitant une puissance de calcul élevée directement à bord de satellites ou de véhicules spatiaux.
NVIDIA affirme que cette plateforme peut offrir jusqu’à 25 fois les performances IA d’un GPU H100 dans certains scénarios orbitaux. L’objectif est de permettre le traitement en temps réel de données complexes sans devoir systématiquement renvoyer les informations vers la Terre. Les usages envisagés incluent notamment :
- L’intelligence géospatiale et l’analyse d’images satellites
- Les opérations autonomes dans l’espace
- L’analyse de données en orbite
- Les véhicules de maintenance spatiale et les futures infrastructures orbitales
Plusieurs entreprises du secteur spatial, dont Aetherflux, Axiom Space et Planet Labs, ont déjà été citées parmi les futurs utilisateurs potentiels de cette technologie.
Un projet de centre de données orbital à plusieurs gigawatts
Cette annonce s’inscrit dans une stratégie plus large. SpaceX avait déjà révélé précédemment un partenariat avec Anthropic visant à développer une infrastructure IA orbitale de plusieurs gigawatts.
L’idée derrière ces centres de données spatiaux est de contourner certaines limites rencontrées sur Terre. Les infrastructures actuelles doivent faire face à des contraintes croissantes en matière d’approvisionnement énergétique, de disponibilité foncière et de refroidissement.
Selon les promoteurs de ces projets, l’espace pourrait offrir un environnement mieux adapté à l’exploitation de gigantesques capacités de calcul, notamment grâce à l’accès permanent à l’énergie solaire et à des solutions de dissipation thermique différentes de celles utilisées au sol.
Les GPU pourraient devenir le principal facteur limitant
Si les centres de données orbitaux deviennent une réalité, un nouveau défi pourrait rapidement émerger : l’approvisionnement en matériel informatique. Dans un scénario où plusieurs gigawatts de puissance IA seraient installés en orbite, il faudrait acheminer des centaines de milliers de GPU vers l’espace.
La logistique nécessaire représenterait un défi colossal, même pour une entreprise comme SpaceX qui dispose déjà de sa propre capacité de lancement. Les accélérateurs IA eux-mêmes pourraient alors devenir la principale ressource limitante, devant l’énergie ou le refroidissement.
Quoi qu’il en soit, la déclaration d’Elon Musk confirme une tendance de fond : NVIDIA continue de renforcer sa domination sur le marché de l’intelligence artificielle. Avec l’arrivée de Vera Rubin et les ambitions orbitales de SpaceX, l’IA pourrait bientôt ne plus être limitée aux centres de données terrestres, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’infrastructures informatiques directement déployées dans l’espace.




