Les premiers benchmarks du CPU NVIDIA Vera impressionnent !
27 Mai 2026
Il y a quasiment deux ans jour pour jour, NVIDIA évoquait pour la première fois sa plateforme Vera Rubin, composée du CPU Vera et du GPU Rubin. C’était le 2 juin 2024, lors de la keynote de Jensen Huang, en ouverture du Computex 2024. Le 16 mars 2026, la firme annonçait finalement le lancement pour commencer de son CPU Vera. Un lancement par contre uniquement pour les “géants” comme Anthropic, OpenAI, SpaceXAI ou encore Oracle Cloud Infrastructure par exemple, qui ont déjà des CPU Vera dans leurs énormes data centers. Par contre, pour les partenaires moins imposants, le rendez-vous avec Vera n’est prévu qu’au second semestre 2026.
En prévision de cela, notre confrère Michael Larabel du site Phoronix est allé assister à un petit coup de communication organisé par NVIDIA avec quelques médias triés sur le volet. NVIDIA y présentait notamment sa plateforme dual-socket qu’il aime montrer autant que faire se peut. Il faut dire que c’est effectivement plutôt agréable à l’œil, vous ne trouvez pas ?
La plateforme NVIDIA Vera dual-socket
L’occasion de faire une petite piqure de rappel sur Vera, sans évoquer forcément Rubin, non mais ! le NVIDIA Vera est donc le nouveau processeur Arm de la société, destiné à l’IA agentique. Il succède à Grace avec une différence de taille : l’utilisation de cœurs Olympus, dont l’architecture customisée a été élaborée par NVIDIA lui-même. Pour Grace, NVIDIA utilisait des cœurs Neoverse V2, une architecture empruntée directement à Arm. Avec Vera, les ambitions de NVIDIA sont donc grandes : montrer au monde son savoir-faire, et frapper un grand coup au niveau des performances. Les cœurs Olympus doivent faire leurs preuves, et on note également le fait qu’ils sont désormais 88 sur un seul CPU (176 threads), contre 72 cœurs pour Grace.
Parlons maintenant de la RAM, car un CPU aura beau être aussi puissant qu’on veut, s’il n’est pas “bien accompagné”, le goulot d’étranglement peut tout ruiner. C’est là aussi que Vera fait fort puisque le CPU est associé à jusqu’à 1,5 To de LPDDR5X-9600 en SOCAMM2. Avec le bus mémoire 1024-bit, cela donne une bande passante de 1,2 To/s ! Dans le cas de la plateforme bi-socket en illustration ci-dessus, la crainte pourrait être cette fois le goulot d’étranglement créé par la communication à assurer entre les deux CPU. Mais là aussi, NVIDIA a la solution : une connexion NVLink-C2C à 1,8 To/s.
Revenons au petit évènement en comité restreint organisé par NVIDIA, et au site Phoronix. Michael Larabel a demandé sur place à NVIDIA s’il pouvait réaliser des mesures avec le matériel présenté. NVIDIA a accepté, avec une plateforme cette fois mono-socket par contre. Et surtout, avec des demandes précises concernant le type de benchmarks sous Linux qui allaient être réalisés. En gros, uniquement quelques benchmarks dans des situations susceptibles de coller à une véritable utilisation d’un CPU Vera. Comme le précise Michael Larabel dans son article, il ne s’agit pas d’un test sponsorisé, car dans ce cas, c’est le fabricant qui propose le test contre de l’argent, avec le droit d’imposer ses conditions. Là, la situation était simplement “si vous voulez faire des mesures, c’est à nos conditions sinon pas de mesures”. Michael Larabel explique qu’il a rapidement déterminé qu’il préférait avoir des mesures, même sans réelle liberté, que rien du tout.
La plateforme Vera mono-socket benchée par Phoronix.
Nous vous laissons découvrir via le lien en fin d’actualité l’ensemble des mesures réalisées par nos confrères, mais si vous voulez juste un coup d’œil rapide au résultat global, voici leur graphe le plus parlant :
Sur les quelques benchmarks réalisés, Vera surpasse Grace de 63 % ce qui est loin d’être anodin. Les plateformes AMD et Intel x86 ne font également pas le poids, et passer en bi-socket ne change rien pour elles, plombées qu’elles sont par des soucis de bande passante mémoire.
Un mot pour finir sur la consommation. NVIDIA a refusé que Michael Larabel procède à des relevés de consommation de la configuration qu’il a pu tester, ce qui sèmera probablement le doute dans l’esprit de certains. Dans une publication faite sur le blog officiel NVIDIA au sujet du test de Phoronix, NVIDIA affirme que la configuration en question avait un TDP de 450 W pour le CPU Vera en lui-même, ce qui a toujours été la valeur officiellement annoncée, tandis que la consommation totale de la LPDDRX est estimée à 30 W environ. Des valeurs qui, si elles sont confirmées par des sources indépendantes par la suite, sont également très impressionnantes avec moins de 500 W pour CPU + RAM, quand c’est souvent en x86 la consommation du CPU seul, avec des barrettes qui vont rajouter encore 100 W à cela.
La source:Les premiers benchmarks du CPU NVIDIA Vera impressionnent ! – Hardware & Co



